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Les comités locaux de pêche en pleine évolution

Dernière mise à jour le mercredi 23 mars 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mercredi 23 Mars 2011
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Les comités locaux de pêche en pleine évolution

Des maillons clés de la filière, dans les ports. Ils seront remplacés par des antennes locales. Le vote de Noirmoutier a été décisif, lundi soir. Explications.

Pourquoi ? Comment ?
Un comité des pêches, ça sert à quoi ?

Dans un port, c’est interlocuteur clé pour les pêcheurs. Équipiers, patrons ou armateurs. Un local, des visages, et souvent une personnalité forte, président ou permanent. Des documents à remplir, une information sur les réformes ? C’est ici. Des difficultés, une actualité qui se bouscule : le comité en première ligne. Hausse du gazole, prix du marché, quotas... La structure fait le lien avec l’État et les institutions. « Mon interlocuteur, c’est le comité local », résume le directeur de la Délégation à la mer et au littoral des Sables, ex-affaires maritimes.

Pourquoi sont-ils supprimés ?

Avec la crise de la filière, la diminution des flottilles, il devenait urgent de concentrer les moyens. C’est l’un des volets de la LMAP, loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche. « Le comité national, actuellement paritaire, sera composé d’armateurs », expliquent les Affaires maritimes. En région, fini le comité local. Avec une montée en puissance de l’échelon régional, et parallèlement, des organisations de producteurs.

Par quoi seront-ils remplacés ?

Des antennes locales, rattachées au comité régional. Un vote décisif est intervenu, lundi soir, à Noirmoutier. Les 15 participants se sont prononcés, à l’unanimité, pour cette option. Leur autre possibilité ? Un comité vendéen, qui aurait remplacé les quatre comités locaux actuels. La question était posée par la préfecture, suite à la demande du port de Saint-Gilles, favorable à cette solution départementale. Finalement, les conditions ne sont pas réunies.

En Vendée, quelles étaient les positions de chacun ?

Saint-Gilles voulait un comité départemental. L’argument ? Préserver une identité vendéenne. Les Sables et L’Île-d’Yeu n’étaient pas chauds. Ils préfèrent maintenir une « présence forte » et « un service de proximité » dans chaque port. « Les spécificités locales doivent être défendues », martèle José Jouneau, Sablais, président du comité régional. Que faire, dans cette optique, d’une instance supplémentaire. « Avec quels moyens », expose José Jouneau. Difficile de rallonger les cotisations professionnelles. « On peut comprendre que certains se sentent dépossédés, pense Sébastien Chauvet, à L’Île-d’Yeu. Mais il faut être efficace, travailler ensemble. »

Concrètement, qu’est-ce qui va changer ?

Le flou domine encore. Les antennes perdent l’autonomie financière et juridique. Les salariés, tout en restant sur place, dépendront du comité régional. Mais un élément a fait pencher la balance, lundi soir à Noirmoutier : José Jouneau propose, au sein du comité régional, des commissions portuaires, avec un président dans chaque port, pour une vraie représentation. Reste donc, notamment, à les organiser. Une évolution supplémentaire dans une filière pas mal brassée ces dernières années.

Matthieu MARIN



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