Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

19 janvier : Bezhin Breizh. Macroalgue sous serre : un projet pilote à 20 M€ 18 janvier : Pêche. Tellineur, un métier menacé17 janvier : Sarzeau. La spiruline marine dope ses projets 15 janvier : Brexit. Brittany Ferries signe un contrat à 50 M€ avec le Royaume-Uni 14 janvier : Innovation. À bord du premier ferry autonome du monde 12 janvier : Innovation. Une lampe frontale pour surfer de nuit11 janvier : Lorient. Dix tonnes de merlu saisies au port de Lorient-Kéroman 10 janvier : Une méduse serait immortelle !9 janvier : Manche : les gendarmes contrôlent les pêcheurs à pied, trois infractions relevées8 janvier : Port-en-Bessin. Une vedette SNSM plus grande en attendant une neuve d’ici 20247 janvier : Pêche plaisance. Les quatre départements bretons réunis 5 janvier : Groix. Un rorqual de 16,50 m échoué sur les rochers4 janvier : Plouézec. Les trois apnéistes avaient pêché illicitement 398 coquilles Saint-Jacques 3 janvier : Baleine. Le Japon va reprendre ouvertement la pêche commerciale 2 janvier : Madagascar : à la découverte du premier caviar africainDécembre 2018 : Pêche. Tellineur, un métier menacéDécembre 2018 : Coquilles. À bord de l’Eter VagDécembre 2018 : L’année 2018 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée en Arctique depuis 1900Décembre 2018 : Baie de Somme. La densité des poissons a baissé de 80 % en 30 ansDécembre 2018 : Les coquilles Saint-Jacques aussi mangent du plastique Décembre 2018 : Neoline. Les voiliers nantais transporteront des voitures Renault Décembre 2018 : Civelles. Un « trafic international » jugé à Nantes
Accueil > Actualités de la mer > Les écrevisses aussi peuvent être anxieuses

Les écrevisses aussi peuvent être anxieuses

Dernière mise à jour le samedi 14 juin 2014

Article paru
sur le site "Figaro" - 13 Juin 2014
Visualiser l’article original



Home ACTUALITE Sciences & Environnnement
Par Tristan Vey
Publié le 13/06/2014 à 17:38

Les écrevises sont des animaux naturellement curieux et belliqueux.

C’est la première fois que des chercheurs observent cette émotion chez un invertébré.

Les crustacés ne sont pas vraiment réputés pour leur finesse d’esprit ou l’originalité de leur conversation. Disons-le même franchement, ce sont des animaux plutôt stupides. Avec un cerveau de quelques milliers de neurones seulement, l’écrevisse ne fait pas exception. Des chercheurs français (université de Bordeaux/CNRS) viennent pourtant de démontrer qu’elle cachait derrière sa grosse carapace un secret inavouable : c’est une grande anxieuse.

Il s’agit du premier invertébré chez qui l’on démontre l’existence de cette émotion, définie en biologie comme une réponse comportementale au stress engendrant une peur durable des événements futurs. On pensait jusqu’à présent que cette réaction était l’apanage des mammifères et d’animaux intellectuellement plus développés.

Pour la mettre en évidence chez l’écrevisse, les chercheurs ont fait subir à des cobayes une série de chocs électriques extrêmement brefs sur une période de 30 minutes. Au bout d’un moment, ces décharges répétées ont poussé les crustacés à vouloir fuir l’aquarium. En plaçant les écrevisses effrayées dans un nouvel environnement, celles-ci ont alors spontanément recherché les zones sombres du labyrinthe pour s’y réfugier tandis que leurs congénères n’ayant pas subi cette expérience traumatisante exploraient quant à elles l’intégralité du lieu, même les zones les plus lumineuses.
Molécule anxiolytique

« Le phénomène dure environ une heure et demie, détaille au Figaro Pascal Fossat, auteur principal de l’étude parue vendredi dans Science. Après ce laps de temps, les écrevisses anxieuses reprennent un comportement normal. » Les scientifiques ne se sont pas contentés de cette seule observation. Ils ont aussi administré aux écrevisses, après les avoir électrocutées, une molécule anxiolytique similaire à celle que l’on retrouve dans des médicaments classiques. Et ce traitement a fonctionné. En dépit de leur expérience traumatisante, les cobayes n’ont plus cherché à se dissimuler dans les recoins sombres. Ils ont naturellement exploré l’ensemble du labyrinthe, comme si de rien n’était.

« Nous avons également mesuré une augmentation du taux de glucose dans le sang chez les écrevisses anxieuses », ajoute Pascal Fossat. Cette glycémie élevée est une manifestation de l’anxiété assez facile à comprendre : la crainte d’un danger à venir pousse l’écrevisse à s’y préparer. Les neurones donnent au corps l’ordre de libérer des sucres qui lui permettront de passer rapidement en mode fuite ou en mode combat.
Intéractions sociales très violentes

« C’est une vraie surprise de découvrir une émotion, même primitive, chez un animal aussi simple et sous une forme assez proche de celle rencontrée chez les mammifères, mais quand on y réfléchit ce n’est pas absurde, estime le biologiste. L’anxiété constitue vraisemblablement un avantage évolutif majeur. Que ce trait soit ancien et qu’il se soit transmis dans une grande partie du règne animal est loin d’être aberrant. »

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP