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Les océans, le climat... et nous ?

Dernière mise à jour le lundi 11 avril 2011

Article paru sur le site "France 3" - Jeudi 07 Avril 2011
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Les océans, le climat... et nous ?

La Cité des sciences et de l’industrie accueille l’exposition "Océan, climat et nous" du 6 avril jusqu’en juin 2012

Les océans recouvrent 70% de la surface de la Terre. Tous communiquent pour former un océan mondial de 361 millions de km², soit 97% du volume d’eau de notre planète. Son immensité est telle que nous le connaissons moins bien que la lune.

Aussi grand et puissant soit-il, l’humanité dépend de lui et inversement ; une interdépendance forte, alors que 75% de la pollution marine est d’origine terrestre, nous rappelle l’exposition. Par ses différentes activités, l’homme a donc une grande part responsabilité quant à "l’état de santé" des mers et océans.

L’événement est organisé autour d’un espace central plongé dans l’obscurité où de grands écrans verticaux diffusent des images de l’océan, de sa surface et de ses profondeurs, afin d’apprécier son calme et sa grandeur. Ambiance "Le grand bleu", donc.

Différents ateliers sont disponibles. Plusieurs sens du visiteur sont sollicités : la vue, l’ouïe, le toucher. Petit tour non exhaustif de ce qui est proposé sur les 1.000 m² de cette exposition instructive qui n’oublie pas de lier développement économique, protection de l’environnement et progrès social.

Mécanisme complexe
Le climat de la Terre est un système complexe en perpétuelle évolution. De nombreux facteurs influent sur le climat et opèrent à plusieurs échelles du temps. Le soleil, la composition de l’atmosphère, les carottes glaciaires, les océans, les continents et le monde vivant (la biosphère) sont les rouages qui déterminent son équilibre et son évolution.

Les courants marins transfèrent la chaleur reçue du soleil à l’équateur vers les pôles. Les courants profonds sont liés à la température et à la densité de la mer. Plus la mer est froide et salée, plus elle est dense et plus elle s’enfonce. Un aquarium montre les courants qui se forment lorsqu’un courant d’eau chaud rencontre un courant d’eau froide grâce à une substance blanchâtre qui permet de visualiser le mouvement. A côté, un grand globe terrestre en relief à voir et à toucher montre les principaux courant marins, qu’ils soient chauds ou froids, et le sens dans lesquels ils circulent.

L’océan joue un rôle important dans le climat car il absorbe plus de chaleur que l’air. C’est ce que montre un module de l’exposition. Depuis la fin des années 50, plus de 80% de la hausse de la température moyenne de l’atmosphère se sont retrouvés stockés dans les océans, atténuant alors l’effet du réchauffement.

L’océan absorbe en effet près d’un tiers du dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, ce, grâce à un phénomène physique (pompe physico-chimique) et à un phénomène de la biosphère marine (pompe biologique). C’est un principe fondamental de la machinerie "océan-climat" expliqué par un schéma animé d’une rare clarté. Le plancton participe à la pompe biologique, comme le montre ce module de l’exposition.

Un exemple connu de l’influence de l’océan sur le climat est le phénomène el niño qui provient d’une anomalie dans la zone intertropicale du Pacifique. Habituellement froides, les eaux s’y réchauffent tous les trois ou sept ans, à la période de Noël. Le phénomène perturbe les régimes de température et de pluies partout dans le monde.

L’océan affecté par les activités humaines
Le niveau de la mer monte. Ces dernières années, il s’est élevé de 3,4 mm par an, en moyenne. Une animation explique les raisons de cette montée et tord le cou à quelques fausses idées. Le niveau s’élève à cause de la fonte des glaciers continentaux et des calottes glaciaires. En revanche, la fonte de la banquise et des icebergs n’influe pas sur le niveau de la mer, comme le montre l’exemple du glaçon dans un verre d’eau.

Plus amusant et tout aussi inquiétant, un collier confectionné avec les mini-perles de plastique qui recouvrent le fond des océans et que l’on retrouve dans les estomacs des animaux marins. Ces "larmes de sirène" sont la 2e source de pollution des océans.

Témoignages, carnets de voyage
Six cabines dotées d’un écran sont présentes. Chacune d’elle rapporte le témoignage d’un habitant d’une zone mis en péril par la montée des eaux : les Inuits, le Sénégal, la Méditerranée, le Bangladesh, le Pays-Bas, les Maldives.

Les visiteurs peuvent s’asseoir dans la cabine et écouter le récit argumenté et illustré des témoins. L’inuit explique, par exemple, que la fonte de la banquise est dangereuse car lorsqu’elle disparaît, le sol accumule la chaleur, ce qui accélère d’autant plus la fonte. En résumé, c’est un cercle vicieux, avec la fonte de la banquise, le réchauffement ne fait que s’amplifier. Cette fonte est aussi nuisible car elle réduit l’habitat des ours polaires qui sont alors obligés d’aller toujours plus au Nord.

Enfin, les visiteurs ont la possibilité de poser des questions à un collège de scientifiques grâce à une borne dédiée. Ils enregistrent leur email et rédigent leurs questions. Après modération, la réponse parvient directement au visiteur par courrier électronique. L’un des membres du comité scientifique de l’exposition nous a confié que de nombreuses questions concernaient maintenant le risque nucléaire et les tsunamis suite au drame japonais et à la catastrophe de Fukushima.



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