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« Les pêcheurs sont les sentinelles de la mer »

Dernière mise à jour le mardi 11 octobre 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Dimanche 09 Octobre 2011
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« Les pêcheurs sont les sentinelles de la mer »

Les Rencontres autour du livre culinaire se tiennent jusqu’à ce soir. Hier matin, la première table ronde du week-end portait sur les produits de la mer en danger.

Les troisièmes Rencontres autour du livre culinaire de l’association Gourmets Gourmands, à Châteaubernard, avaient une rude concurrence hier matin. Les conversations étaient quasi toutes destinées au score des rugbymen français face aux Anglais.

C’est donc sur le 16-0 de la mi-temps et devant un public à 99 % féminin, que s’est ouverte la première table ronde du week-end sur les produits de la mer en danger.

Pour débattre de cette question, l’organisation avait réuni Michel Trama, grand chef étoilé et parrain de l’événement, Jean-Marie Gautier, autre chef étoilé, Nicolas Brossard, directeur adjoint du port de la Cotinière (17), Yvan Le Gall, éleveurs d’oursins sur l’Île de Ré et Monique Chatenet, directrice de la communication à Charente Développement.

Laisser du répit à la nature
Une question d’emblée : « Est-ce que nos enfants mangeront encore du poisson dans dix ans ? » La réponse, loin d’être évidente, s’est dessinée au fil de la conversation. « Les pêcheurs souffrent de l’image de prédateurs, de destructeurs », a commencé Nicolas Brossard, qui a aussi dénoncé des mesures de quotas parfois en débit du bon sens ou du bon calendrier. D’où l’incompréhension. Mais pour le directeur adjoint du port de la Cotinière, « les pêcheurs sont les sentinelles de la mer et ils ont le ressenti que la ressource se porte bien. » Michel Trama a confié avoir « fait des massacres lors de plongée quand il était jeune ». Mais il a aussi constaté combien « la nature revient en force quand on lui donne du répit. »

Et Nicolas Brossard de constater que du côté des consommateurs, « ce qui pose problème, ce sont les arrêtes. » La sole, le bar et le maigre peuvent répondre à cette problématique. Quid encore des poissons d’élevage ou sauvages ? Prix et goût varient. Pour le cas de l’oursin, Yval Le Gall, éleveur sur l’Île de Ré, peut attester que son oursin est plus doux que le sauvage.

Sa société est en mesure de proposer des oursins toute l’année notamment grâce au développement de la conserverie. Derrière ça, se pose la question de la saisonnalité. L’idéal est de la respecter. Les encornets, la seiche, le cabillaud, la dorade et la sole sont de saison.



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