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Lesparre-Médoc - Au cœur de l’estuaire

Dernière mise à jour le mardi 17 mai 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Mardi 17 Mai 2011
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Lesparre-Médoc - Au cœur de l’estuaire

Cette semaine « Sud Ouest », en partenariat avec l’association Gens d’estuaire, organise cinq débats autour du fleuve. Le premier, c’était hier au Verdon.

« Que va devenir notre fleuve demain ? C’est le cœur de la question ». En introduction du débat organisé par « Sud Ouest » et l’association Gens d’estuaire, en partenariat avec les Conseils généraux de la Gironde et de la Charente-Maritime, c’est ce que Philippe Lacourt, le gérant de l’association Gens d’estuaire a dit avec force à l’attention du public. Hier soir, à bord de la péniche « La Sollerina », c’était le lancement de cinq jours de débats qui seront consacrés à l’estuaire de la Gironde. Sur la pointe du Médoc, le premier échange avait pour thème un sujet qui colle à l’actualité de la « colonne d’eau » mais aussi à cette terre qui borde le fleuve. Plus en détail : « Sauvage, industriel, touristique, l’estuaire de la Gironde sera-t-il le premier en France à s’engager dans un développement raisonné ? ».

En préambule, Guillemette Rolland, déléguée régionale d’Aquitaine au Conservatoire du Littoral, n’a pas manqué de rappeler que l’on est dans un espace « pas sauvage » et « occupé par l’homme ». Sans doute, une façon de sous-entendre que son devenir dépend largement aujourd’hui de ce que les habitants et les décideurs voudront bien en faire dans les années à venir.

« Rivière et frontière »
En faisant référence à l’histoire, Anne-Marie Cocula, historienne et vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine, a évoqué un estuaire qui n’a pas nourri de grande activité : « C’est un estuaire vierge durant des siècles […]. Et avec un seul point fixe qui était Bordeaux ». Les deux rives, en remontant vers l’embouchure notamment, elles, « ne se connaissent pas ». L’historienne de résumer : « C’est une rivière et une frontière ». Et de relever aussi que « les marins venaient d’ailleurs » à l’époque ou le négoce commençait à se développer au niveau de Bordeaux. Le pont de Pierre, « dessiné par Napoléon en huit jours » lors d’un passage à Bordeaux, fut le premier franchissement au XIXe siècle à permettre aux deux rives de se rejoindre. Plus en avant et plus proche de l’embouchure, un autre pont permettant de relier les rives serait-il opportun ? « Je ne vois pas le moyen d’éluder le problème », a-t-elle souligné.

Développement intelligent
« Comment peut-on assurer le développement économique de l’estuaire tout en préservant cet environnement unique ? », a interrogé Benoît Lasserre, directeur départemental des éditions de la Gironde au journal « Sud Ouest ». Pour Pascale Got, la députée PS du Médoc et conseillère générale, la nécessité de préserver le « joyau » ne fait aucun doute. Mais l’élue a aussi indiqué qu’il existe des zones préétablies permettant le développement économique.

Au final un équilibre « intelligent » possible entre ces deux enjeux. Dans la discussion, elle redira son soutien à l’implantation d’une zone d’essai éolien sur l’avant-port du Verdon et son projet industriel de fabrication d’éoliennes offshore, tout en dénonçant la position « égoïste » du président du Conseil général de la Charente-Maritime, qui est hostile à l’éolien au Verdon.

Du côté du Grand Port maritime de Bordeaux, Étienne Naudé, son directeur de l’aménagement et de l’environnement, a rappelé que le port « est un outil au service du développement » et que son intérêt est bien de voir circuler et arriver des bateaux.

Le rôle des zones humides
Dans la salle, l’intervention de Jean-Marie Andreux, du collectif Une Pointe pour tous, qui avait combattu le méthanier, a confirmé le soutien de son mouvement au nouveau projet industriel de l’avant-port du Verdon. « Nous sommes pour un développement industriel raisonné » a-t-il dit. Il a aussi fait part de « l’énorme travail de la CdC Pointe du Médoc » dans l’élaboration de son schéma de cohérence territoriale (Scot). Jacky Bidalun, le maire du Verdon, mettait un terme au sujet polémique des festivités du phare de Cordouan pour les 400 ans de son allumage. « Un bac pour 200 personnes sera mis à disposition du grand public », a déclaré l’élu, tout en confiant que « cela n’avait pas été évident ».

Enfin, après une intervention Segundo Cimbron, le maire de Saint-Yzans-du-Médoc, sur les inondations provoquées par la tempête Xynthia, Guillemette Rolland concluait : « Sur votre rive, vous avez un estuaire qui a su préserver ses zones humides. Il ne faut pas oublier qu’elles jouent un rôle ». Un équilibre que les hommes devront continuer de maintenir. C’était bien le « cœur » du débat. Lire aussi page 36



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