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Lorient. Boues de la BSM : un risque toxique jugé "faible"

Dernière mise à jour le mardi 22 février 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mercredi 16 Février 2011
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Lorient. Boues de la BSM : un risque toxique jugé "faible"

À la veille de la réunion du comité de suivi des dragages, les résultats des analyses complémentaires des boues de la BSM sont désormais connus. Malgré la présence de mercure et de TBT, le risque de toxicité est qualifié de « faible ».

"Les sédiments pollués seront traités à terre"

Un sous-préfet qui refuse de s’exprimer, soucieux d’attendre la réunion du comité de suivi des dragages du pays de Lorient qui se tiendra demain dans les locaux d’Ifremer à Lorient. Un président de collectif contre l’immersion des boues de dragage qui se met aux abonnés absents. On ne se battait pas, hier soir, pour commenter un document de travail pourtant attendu et qui servira de précieuse base à toutes les discussions autour d’un enjeu d’importance dans la rade. Pourtant, depuis décembre, les langues se déliaient aisément concernant l’immersion, au nord-ouest de l’île de Groix, de 155.000m³ de boues draguées dans le port de la base des sous-marins.

Huit prélèvements le 5 janvier dernier

Une opération d’ampleur voulue par la communauté d’agglomération et nécessaire, notamment, pour accueillir les bateaux de la Volvo Océan Race au printemps 2012. Une première étude de ces boues avait été effectuée en 2008, concluant à des sédiments sans « teneur en métaux supérieure aux normes ». Sous la pression de certaines associations, qui contestaient à la fois ces analyses et la zone de clapage choisie, Cap l’Orient agglomération avait accepté de diligenter de nouvelles expertises des sédiments. Le prélèvement a donc été réalisé par le bureau d’études Idra Environnement le 5janvier dernier. Et les résultats ont été communiqués hier par la communauté d’agglomération. Sur huit prélèvements effectués dans la zone des trois mètres (un à la Cité de la voile, quatre aux pontons professionnels et course, deux devant le slipway du K1 et un dans le chenal), cinq dépassements ont été enregistrés.

Du mercure devant le slipway du K1

L’un concerne le mercure, 0,07mg/kg au-dessus de la norme à la sortie du slipway du K1, et quatre le TBT (tributylétain, produit utilisé notamment pour le traitement des coques de navire) : à la Cité de la voile, au pôle professionnel, à la sortie du slipway et dans le chenal. Selon l’indice Géodrisk

(*), ces résultats présentent un « score de risque faible pour l’ensemble des prélèvements ». Voilà qui ne devrait pas remettre en cause l’idée du clapage des boues. Mais le président de Cap l’Orient s’étant engagé à claper uniquement les sédiments sains, il va falloir que ses services planchent sur une solution mixte. Des solutions alternatives à l’immersion sont évoquées dans le document de travail. Comme le rechargement de plages. Une alternative programmée pour les sables des dragages de la passe ouest à Gâvres (Grande Plage et Goërem).

Kernével, Kaolins Hennebont...

Autre hypothèse : l’extension du terre-plein portuaire du port de plaisance du Kernével. Problème, cette extension serait limitée et les volumes restreints. La réhabilitation de carrière est également envisagée avec la perspective du site des Kaolins. Les atouts invoqués sont nombreux : capacité importante, site contrôlé, risque environnemental faible. Reste enfin la valorisation industrielle avec l’hypothèse du site d’Hennebont. « Plusieurs pistes sont explorées mais il n’existe, pour l’heure, aucun process industriel miracle, nous avait confié Norbert Métairie fin janvier. L’ambition est de faire émerger à Lorient un site pilote de traitement. Se pose aussi la question du transport : par barge ou par camions ? Et du coût : le clapage, c’est 3MEUR. Le traitement à terre, c’est trois fois plus ». Non, vraiment, les sujets de discussion ne manqueront pas demain.

(*) Logiciel qui base ses résultats sur les résultats d’analyses chimiques recommandées par l’arrêté interministériel du 14juin 2000.

Yves Madec



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