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Mer. La recherche en pole position

Dernière mise à jour le mercredi 7 décembre 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mardi 6 Décembre 2011
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Mer. La recherche en pole position

Une étude mondialeplace Brest parmi les villes leaders dans le domaine de la rechercheen sciences et technologiesde la mer. En tête en France et en Europe. Dans le top quatre à l’échelon mondial !

Dévoilée au printemps dernier, l’enquête a été officiellement présentée hier, au Salon nautique de Paris.

Capitale européenne

Ifremer, Institut universitaire de la mer, Institut polaire, Shom, Cedre, Thales, Ensta, Université de Bretagne occidentale... N’en jetez plus ! À force d’accumuler les organismes, Brest et sa région avaient entretenu un foisonnement mais aussi une certaine confusion dans le domaine de la recherche et des technologies de la mer. Fini le syndrome péninsulaire, tout au bout de l’Europe. Balayés, le complexe d’infériorité et le flou de la recherche maritime des plus artistiques ! Les chercheurs brestois ont pris le taureau par les cornes en lançant une grande étude internationale, pilotée par une agence locale (l’Adeupa) rompue aux diagnostics en tous genres. Il a fallu plus d’un an de collectes et de vérifications pour placer Brest en tête des villes abritant le plus de chercheurs (640) dans le domaine maritime en France (357 à Paris) et en Europe. Talonnant les 700 chercheurs de Hobart en Australie ainsi que les 878 de Shanghai et les 962 de Quindao en Chine, Brest devance les plus grosses villes maritimes anglaises, allemandes ou américaines. Même Tokyo, avec 505chercheurs répertoriés, est dépassée ! En termes de publications scientifiques, Brest se hisse à la sixième place mondiale et dans les trois premières européennes. Enfin, Brest fait jeu égal avec la mégalopole Tokyo, en termes de diversité des équipements et des domaines d’investigation maritime.

Données vérifiées

Certes, le travail n’a pas été réalisé par un organisme indépendant. Mais les enquêteurs brestois estiment avoir appliqué rigueur et honnêteté intellectuelle dans le recueil et l’analyse de ces données comparées. « Nous nous sommes concentrés sur des données objectives et vérifiées auprès des villes (une trentaine) et des plus grands centres universitaires mondiaux ». Mais comment être sûr de balayer l’intégralité des travaux scientifiques maritimes dans le monde entier et particulièrement la cascade de travaux publiés par les Chinois ? On peut également regretter que cette étude ne prenne pas en compte le niveau d’investissement consacré à la recherche, en resituant la place de Brest, face au rouleau compresseur des villes maritimes asiatiques.

Conforter l’activité

Le maillage dense mais éclaté de la recherche maritime brestoise trouve, malgré tout, à travers cette étude, une caisse de résonance et une légitimité certaine quant aux échanges et aux connexions à venir. « Cet état des lieux nous permettra d’asseoir et de conforter les futurs crédits de recherches », assure Michel Morvan, président du Technopôle Brest Iroise.

Stéphane Jézéquel



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