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Parc marin d’Iroise. Les contrôles se renforcent

Dernière mise à jour le mercredi 9 novembre 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Jeudi 20 Octobre 2011
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Parc marin d’Iroise. Les contrôles se renforcent

Entre braconnage et pollutions, le parc marin d’Iroise renforce ses contrôles depuis cet été. Il est également partie prenante d’une nouvelle réglementation de la pêche à la telline.

Le parc marin d’Iroise n’est plus seul en France métropolitaine. La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet vient de signer le décret de création du parc naturel marin du Golfe du Lion. Un domaine de 4.000km² (3.500pour l’Iroise) à la frontière espagnole, pour lequel il va falloir maintenant déployer des moyens de fonctionnement. Ils seront probablement calqués sur le modèle breton où les22agents actuels ont été affectés sans création d’emplois, par redéploiement de moyens d’autres structures, notamment ceux des parcs terrestres.

Plus répressif

Après une période de rodage, les agents du parc marin d’Iroise renforcent leur mission de surveillance et de contrôle le long des côtes. « Après la phase pédagogique, nous entrons, depuis cet été, dans une phase plus répressive, explique Pierre Maille, le président du parc. Nous avons rencontré les procureurs de la République pour être sûrs d’être bien en phase avec eux. L’action de surveillance et de contrôles des agents (environ 20% de leur activité) ne se limite pas à sanctionner le braconnage sur les espèces protégées ou sur les cantonnements, comme celui de langoustes à l’île de Sein, mais également à relever toutes les pollutions qui peuvent affecter les eaux du parc ».

Une étude sur la pollution

À propos de pollution, le parc va mener une expérimentation avec la collaboration de collectivités volontaires. Les communes de Lampaul-Plouarzel, Locmaria-Plouzané et la communauté Châteaulin-Porzay vont participer à une campagne d’identification de pollution bactériologique dans leurs eaux. Objectif : mettre au point une méthodologie pour mesurer les parts animale et humaine des pollutions organiques affectant les eaux littorales. Même s’il ne fait pas un lien direct avec les algues vertes, Pierre Maille souligne que le parc attend beaucoup de cette étude pour établir les niveaux d’impact des uns et des autres.

Les tellines à la pesée

Le parc est également partie prenante dans la nouvelle réglementation de la pêche à la telline à la pointe bretonne. Lors d’une réunion, mardi, le comité de gestion a donné un avis conforme aux nouvelles règles qui vont s’appliquer pour cette activité gérée par le comité régional des pêches. Physiquement éprouvante mais commercialement lucrative (à destination principalement du marché espagnol), cette pêche devra désormais faire l’objet d’un pesage quotidien, par la cinquantaine de titulaires de licences, pour suivre au mieux l’évolution de la ressource et prendre d’éventuelles mesures de limitation des prélèvements. Cette année, elle est essentiellement concentrée sur le gisement de la plage de Pentrez (Saint-Nic) où les tonnages sont très fluctuants d’une année à l’autre : entre 100 et 400 tonnes par an (de 1994 à 2008) selon des données des Affaires maritimes, devenues la Direction Mer et Littoral. Une mesure de gestion prise au moment où l’on enregistre une baisse spectaculaire du gisement d’Audierne où les prélèvements sont montés parfois jusqu’à500tonnes. La chute est vertigineuse sans que l’on sache encore s’il faut la lier exclusivement à la surexploitation dont ce site a pu faire l’objet.

René Perez



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