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Parc marin de l’estuaire : adoption sous conditions

Dernière mise à jour le mercredi 9 novembre 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Vendredi 21 Octobre 2011
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Parc marin de l’estuaire : adoption sous conditions

La CCB s’est prononcée en faveur du parc marin, avec quelques réserves.

Une mission d’étude pour la création d’un « Parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais » a élaboré un projet après des études qui ont duré deux ans. Depuis le printemps, ce projet est soumis à enquête publique par les préfets et les collectivités concernées invitées à se prononcer sur le sujet (Communautés de communes, Conseils généraux, Conseils régionaux qui seront associés aux services de l’État pour la gestion). Ce fut le cas mercredi soir lors du conseil de la Communauté de communes du canton de Blaye (CCB) qui s’est tenu à Saint-Seurin-de-Cursac, sous la présidence de Denis Baldès.

Un débat a déjà eu lieu récemment au sein du Syndicat mixte du Pays de la Haute Gironde. Néanmoins, les élus communautaires n’étant pas tous au Pays, Xavier Loriaud, vice-président de la CCB, a présenté le projet avant que ne s’engage le vote.

Un aspect positif
Les élus ont été unanimes à reconnaître la nécessité, prise en compte par ce projet, de faire entrer les préoccupations d’ordre écologique sur l’estuaire, sa volonté d’inscrire ces territoires dans le développement durable et de promouvoir les activités (économiques et de loisirs) dans le respect des patrimoines naturels et culturels. « C’est très bien, car le projet reconnaît l’estuaire comme zone maritime », a souligné Gérard Carreau. Georges-André Pastor, suivi par plusieurs élus, a « approuvé une initiative qui permettra peut-être de sauver nos espèces. La Gironde ne doit pas charrier des eaux mortes ! » Quant au périmètre (de la Vendée au bec d’Ambès), il ne pose aucun problème sur la CCB.

Qui va payer ?
En revanche, les financements ont fait l’objet d’interventions. Telles celles de Nelly Péry, maire de Saint-Seurin-de-Cursac, ou encore de Jean-Pierre Duez, maire de Saint-Paul. Pour eux, l’idée n’est pas mauvaise, seul le financement pourrait ultérieurement poser problème dans le contexte de la crise. Une inquiétude reprise par quelques autres élus et résumée par Jean-Pierre Duez : « L’État se désengage partout, pourquoi pas là ? Qui va vraiment payer plus tard ? » Reprenant les textes officiels, Xavier Loriaud a voulu rassurer les inquiets - sans toujours les convaincre : « Il est précisé que le financeur sera l’État, via l’Agence des aires marines protégées », a-t-il avancé.

Plus de poids pour les élus
Le projet adopté, un conseil de gestion du parc sera mis en place. Sur la composition de ce conseil, la CCB a souhaité que certains élus soient plus nombreux que ce qui est prévu. « Le projet prévoit que le Smiddest (1) sera un acteur primordial dans la gestion. Notre représentativité doit donc être importante si nous voulons avoir du poids dans les décisions », a fait remarquer Xavier Loriaud. Aussi au final, le président Baldès a formulé la proposition suivante : « Nous donnons un avis favorable au projet de parc marin avec toutefois deux réserves : qu’il y ait deux élus au lieu de trois par EPCI et que le Smiddest ait deux délégués au lieu d’un seul. Elle a été votée avec cinq abstentions et une voix d’opposition. » (2)

Michèle Méreau

1 Le Smiddest, syndicat mixte de développement durable de l’estuaire, a son siège à Blaye.
2 Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage sur le sujet, un document est disponible sur Internet sur le site du Pays de la Haute-Gironde (www.pays-hautegironde.fr) ou on peut également consulter le site de l’Agence des aires marines protégées (www.aires-marines.fr).



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