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Pêche. Néerlandais et Bretons confrontent leur méthode

Dernière mise à jour le mercredi 24 novembre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Mercredi 24 Novembre 2010
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Pêche. Néerlandais et Bretons confrontent leur méthode

26 professionnels de la pêche venus des Pays-Bas sont à Lorient depuis lundi, pour échanger avec leurs homologues français. Malgré leurs différences, les deux filières ont de quoi s’apporter l’une l’autre.

À Lorient et au Guilvinec.

Pêcheurs, mareyeurs et autres professionnels de la pêche : une délégation de 26 Néerlandais est à Lorient, depuis lundi jusqu’à demain. Elle fera une escale au Guilvinec aujourd’hui. But de la visite : « rencontrer des pêcheurs français pour échanger sur un savoir-faire et un potentiel commun », explique Kees Taal, le chef de la délégation. Tout ce petit monde était à 2h sur le port de Kéroman, hier matin, pour assister aux débarquements puis visiter la criée.

Des groupes d’études aux Pays-Bas.

Kees Taal est économiste à l’Université de Wageningen. Il y a deux ans, le ministère de la Pêche néerlandais lui a confié la création de groupes d’étude pour « réveiller les filières de la pêche, les moderniser et les rendre autonomes ». Treize ont vu le jour, axées sur un thème ou un type de pêche. Et selon M.Taal, les résultats sont déjà l
à : baisse organisée de la consommation de gazole, meilleure gestion de la ressource... De quoi contribuer à obtenir l’éco-label MSC.

Et en France ?

Grâce à ces groupes d’études, « les pêcheurs, dont le métier est assez individualiste par essence, sont plus conscients du fonctionnement du marché, de ce que devient leur poisson, des problèmes de la filière. Ils se remettent en cause en fonction de ça », explique Kees Taal. Cette évolution, la directrice de Normapêche, Isabelle Letellier, tente de la favoriser en France. « Mais on n’a pas leurs groupes d’étude, ni d’organisme interprofessionnel comme pour la filière bovine par exemple. Le manque de structuration est un problème de base de la pêche française ».

Des choses à échanger.

Si les pêches françaises et néerlandaises débarquent à peu près le même tonnage de poisson, les filières sont bien différentes : celle des Pays-Bas, très industrialisée, exporte 90% de sa production, contre 10% pour la française, plus artisanale. Des différences donc, mais des problèmes communs : le prix du gazole, la pérennité de la ressource.

Une plate-forme en vue ?

Passé également à Seattle (États-Unis), en Irlande et en Grande-Bretagne, Kees Ta
al compte bien inviter à son tour tous ceux qui l’ont reçu. « Il n’y a pas d’instances internationales économiquesde la pêche : mon but est de créer une plate-forme pour échanger dans les deux ans ».



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