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Pêche. Toujours trop de criées en Cornouaille ?

Dernière mise à jour le vendredi 7 décembre 2012

Article paru sur le site "Le télégramme"
- 06 décembre 2012
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En 2011, la pêche cornouaillaise a augmenté son tonnage en pourcentage par rapport à l’ensemble de la pêche française (de 23,1% à 24,5%). Mais elle a diminué en valeur avec une part de marché passée de 25,3% à 21,8%. Ce croisement des lignes, tonnages et valeurs, illustre l’évolution du secteur rappelée par le rapport de la Chambre régionale des comptes.

Chute des valeurs

Entre1990 et2005, la pêche en Cornouaille avait enregistré une diminution de 33% des tonnages avec des chutes spectaculaires comme à Concarneau, spécialisé dans la pêche au large et passé de 31.679t débarquées à 11.975 (- 62%). Les valeurs sur la même période avaient chuté de 22% (1). Sur la période 2005-2011, les tonnages se sont stabilisés, mais les valeurs ont encore chuté lourdement (- 15%). La casse des bateaux ces vingt dernières années s’est faite sur le segment des hauturiers, à Concarneau et Loctudy notamment. Ceux-ci étaient spécialisés dans les poissons du large qui se vendaient entre 2 et 4 €. Le volume global du tonnage a été sauvé par les apports en sardine à Douarnenez et Saint-Guénolé, un petit poisson qui se vend par contre 0,50 €.

Gestion resserrée

Pour accompagner la mutation engagée depuis une vingtaine d’années, la CCI a entrepris de rationaliser la gestion des ports : fermeture de la criée de Lesconil début 2008, plan de départ de 25 personnes en 2009, mutualisation des services et des personnels. Dans son rapport la Chambre régionale des comptes pointe les incertitudes d’un avenir assombri par la raréfaction de la ressource et l’augmentation des charges notamment de carburant.

Nouvelle donne menaçante

L’application en 2013 de la nouvelle politique des pêches pourrait encore déstabiliser l’activité. Le rapport note que la création de quotas individuels transférables risque de conduire à une concentration de la filière au détriment du secteur artisanal très présent en Pays bigouden. Des bateaux pourraient quitter la Cornouaille dans ce contexte. « La question se pose de l’opportunité de continuer à investir dans des ports dont l’économie peut être déstabilisée très rapidement ». De gros investissements sont par exemple obligatoires à Douarnenez, Concarneau.

Fermer Loctudy ?

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