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Pêche au bar. Une licence dès le 1er janvier 2012

Dernière mise à jour le jeudi 22 décembre 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Lundi 19 Décembre 2011
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Pêche au bar. Une licence dès le 1er janvier 2012

Pour montrer leur bonne volonté en matière de préservation des stocks, les pêcheurs professionnels viennent de se mettre d’accord pour limiter l’effort de pêche sur le bar.

« On préfère devancer la commission européenne au lieu qu’on nous impose n’importe quoi. Onveut montrer qu’on est des pêcheurs responsables.On ne pêche plus bêtement. On veut que la pêche ait un avenir ». Éric Guygniec est le patron de l’Annytia, un chalutier de 17mètres qui pêche, entre autres espèces, le bar en Manche et en Atlantique. Depuis plus d’un an, il participe, sous l’égide du Comité National des Pêches Maritimes, à une série de réunions qui viennent de déboucher sur un accord entre les différents métiers qui pêchent le bar.

« Une réelle volonté de la profession »

À compter du 1erjanvier 2012, ilfaudra avoir une licence pour pêcher le bar au-delà d’un certain seuil. À Lorient, cela concerne, quatre ou cinq paires de chalutiers pélagiques et des ligneurs. « Les évaluations de stock pour le bar sont bonnes », explique YvesFoëzon, directeur de l’organisation de producteurs PMA. « Il y a notamment beaucoup de bars en Manche est, qui migrent vers la mer du nord. Il y a une réelle volonté de la profession d’encadrer la pêcherie, pour éviter les conflits de métiers entre ligueurs, chalutiers pélagiques et bolincheurs ». Le bar n’est pas une espèce soumise à quota. 8.000 tonnes sont pêchées en France chaque année : 4.000 par les pêcheurs professionnels et 4.000 par les pêcheurs plaisanciers. C’est une espèce à forte valeur ajoutée, donc recherchée. Actuellement le bar, se négocie entre 10 et 15 € le kilo sous criée. Pour l’Annytia et le Carmalia, deux chalutiers lorientais qui pêchent en boeuf, le bar représente 35% de leur chiffre d’affaires. « Pour les pêcheurs professionnels, la pression sur les stocks a baissé, ces dernières années », affirme Yves Foëzon. « Côté plaisance, onse pose des questions ».

« Ça va dans le bon sens »

Dès le 1erjanvier, le Comité national des pêches maritimes va délivrer des licences aux bateaux qui pêchent le bar. Pour les chalutiers, il n’y aura pas besoin de licence pour ceux qui ont pêché moins de cinq tonnes de bar en 2011. « Avant on avait le droit de pêcher dix tonnes par semaine par paire de chalutier, avec ce système, ça sera neuf tonnes », explique Eric Guygniec. « On embarque des observateurs d’Ifremer à bord des bateaux depuis plus d’un an. Six marées et 55 traits de chaluts ont été observés. On se met beaucoup de contraintes ? Je suis persuadé que ça va dans le bon sens », conclut-il.

Sophie Paitier



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