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Pisciculture, une première mondiale...

Dernière mise à jour le mardi 28 juin 2011

Article paru sur le site "Plus Belle Ma Terre" - Samedi 25 Juin 2011
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Pisciculture, une première mondiale...

Les chercheurs de la station expérimentale d’aquaculture de l’Ifremer, située à Palavas-les-Flots, ont réalisé une première mondiale dans l’élevage de larves de bonite atlantique Sarda sarda. Ils sont parvenus à leur sevrage précoce en utilisant des microparticules1, c’est-à-dire qu’ils ont réussi à les faire passer d’une alimentation vivante à une alimentation inerte dès le 5ème jour après l’éclosion.

Ils ont ainsi ouvert la voie d’une méthodologie d’élevage d’avenir pour cette espèce, basée sur une séquence alimentaire très simplifiée, pratiquement sans apport de microorganismes vivants. Il est désormais possible d’envisager de répondre aux besoins nutritionnels de la bonite avec des aliments inertes (micro-granulés) dès les tout premiers jours de son élevage. Cette réussite est une étape remarquable dans la domestication de cette espèce.

Poisson proche du thon, la bonite atlantique mesure jusqu’à 80 centimètres pour environ 3 à 5 kg. Sa chair est très appréciée. Le sevrage précoce de cette espèce a été réalisé, pour la première fois dans le monde, en utilisant des microparticules associées à des rotifères2 dés le 5ème jour après l’éclosion, puis comme seule source alimentaire à partir du 8ème jour. Au 18ème jour (soit le 20 juin dernier), le comportement alimentaire vis-à-vis de ces microparticules était toujours positif et les premiers signes de métamorphose des larves survivantes en juvéniles apparaissaient de manière évidente.

Ce résultat prometteur permet, dés à présent, d’espérer une simplification de la séquence alimentaire, composée habituellement et successivement, du 2ème au 30ème jour après éclosion, de rotifères enrichis, d’Artemia (petits crustacés) enrichis, de larves d’autres poissons, de poissons émincés et finalement, de granulés. Il permet aussi et surtout d’envisager de plus amples recherches sur les besoins nutritionnels des larves durant les tout premiers jours de leur vie. Ainsi, une approche identique sera menée dans les prochaines semaines par la station aquacole de l’Ifremer avec des larves de thon rouge, Thunnus thynnus.



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