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Poissons de grands fonds. Quotas en baisse

Dernière mise à jour le jeudi 9 décembre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mercredi 01 Décembre 2010
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Poissons de grands fonds. Quotas en baisse

L’Union européenne a décidé lundi soir de légères réductions des quotas pour des poissons pêchés dans les grands fonds, à des profondeurs de 800 à 1.000 mètres, une décision aussitôt critiquée par les ONG qui dénoncent ses conséquences pour l’environnement. Les quotas concernaient en particulier des espèces comme le sabre noir et le grenadier de roche pour lesquels les quotas restent soit inchangés, soit réduits au maximum de 12% par rapport à l’an dernier, dans certaines zones de pêche. Les prises accessoires de quelque 14 espèces de requins sont tolérées en 2011 à hauteur de 3%, mais seront interdites à partir de 2012. Les pays concernés sont principalement la France, l’Espagne, le Portugal, et la Pologne.

Inquiétudes à Lorient

La pêche des espèces des grands fonds n’est pas remise en cause certes mais la baisse des quotas annoncée suscite des inquiétudes à Lorient, et tout particulièrement les réductions concernant le sabre noir. « Ces deux baisses consécutives sur le sabre (deux fois 7,5%) ne seront pas sans conséquence sur notre activité », réagit Tristan Douard, le directeur de la Scapêche. L’armement lorientais réalise près de 40% de son chiffre d’affaires (sur 10.000 tonnes annuelles) sur les poissons de grands fonds, principalement le grenadier, la lingue bleue et le sabre noir. « Les deux prochaines années s’annoncent délicates. La perte d’exploitation risque d’être fatale pour certains bateaux ».

Décalage frappant

Cette mesure est d’autant plus regrettable, pour le directeur, qu’elle n’est pas conforme à l’état de la ressource. « On trouve du sabre noir dans les zones de pêche de lottes et du merlu. Partout, les marins constatent que la biomasse est reconstituée ». Le décalage avec les préconisations des scientifiques, issues de données de 2008-2009, serait ainsi frappant. « C’est la pêcherie la plus encadrée d’Europe. On ne remet pas en cause le travail avec l’Ifremer. Et pour preuve : près de 30.000 traits de chalut sont transmis aux scientifiques pour enrichir leur base de données et établir les conditions d’une pêche durable. Le sabre noir, contrairement à l’empereur, se renouvelle rapidement et est peu sensible à une exploitation raisonnée ». D’où l’incompréhension de la filière qui devrait, à l’inverse, bénéficier d’une hausse des quotas de la lingue bleue dès la mi-décembre. Un nouveau niveau de captures, certes, et « un ballon d’oxygène », reconnaît Tristan Douard, mais qui compenserait mal le manque à gagner sur le sabre noir.



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