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Pollution. Quatre plages interdites à la baignade

Dernière mise à jour le lundi 22 août 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mercredi 17 Août 2011
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Pollution. Quatre plages interdites à la baignade

En raison d’une pollution d’origine organique, la baignade, la pêche et les prélèvements d’eau sont interdits sur les plages du Corréjou, Lambézen Nautinau, à Camaret, et du Trez-Rouz à Crozon. Jusqu’à nouvel ordre.

Il est des incidents dont les communes du littoral se passeraient volontiers, en particulier en pleine saison estivale. Tel est le cas de Camaret et Crozon dont les maires ont pris, hier, des arrêtés municipaux interdisant la baignade, la pêche à pied, les activités nautiques et les prélèvements d’eau sur les plages de Corréjou, Nautinau, Lambézen et du Trez-Rouz. Dans le même temps, la préfecture a pris un arrêté interdisant la pêche de loisir et professionnelle des coquillages, ainsi que le pompage de l’eau de mer à des fins aquacoles, dans l’anse de Camaret, c’est-à-dire de la pointe de Tremet à la pointe du Grand Gouin, à l’exclusion du port de Camaret.

Des boues dans le port

À l’origine de ces décisions, la fuite d’eaux usées survenue lundi, à Camaret, suite à la rupture d’une bâche de stockage à la station d’épuration (Le Télégramme d’hier). Une partie de ces boues s’est déversée dans le port. « À la mi-août... Il ne pouvait y avoir de pire moment », lâche Nadine Servant, maire de Camaret. « Mais, je préfère prendre toutes les précautions le temps nécessaire et écarter tout risque, quitte à faire grincer des dents ». L’Ifremer va pratiquer des analyses dont les résultats devraient être connus sous 48heures. Dans le meilleur des cas, les interdictions seront levées vendredi. Nadine Servant se veut toutefois rassurante. « S’agissant d’une pollution légère, d’origine organique, nous pouvons être optimistes ». Elle estime à 50m³ maximum la quantité de boues déversées dans le port. « Environ 150m³ ont fui dans la rue du Loch, mais nous avons pu en pomper une bonne partie », précise-t-elle, soulignant au passage la rapidité d’intervention des pompiers et différents services, « y compris un 15août ».

Aucun lien avec la nouvelle station

Concernant l’incident, l’édile tient à préciser « qu’il ne s’agit en aucun cas d’un dysfonctionnement de la nouvelle station d’épuration ». La bâche plastique qui s’est rompue a été achetée en 2003 pour recueillir le trop-plein de boues en provenance de l’ancienne station, avant épandage. Est-ce l’usure qui a provoqué sa rupture ? La question reste posée. Il faudra toutefois y trouver une alternative, car même avec la nouvelle station, il était prévu de conserver ce bassin de rétention et le plan d’épandage. « Nous allons réunir des experts et étudier une solution de remplacement », indique le maire.

Gwénaëlle Le Ny



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