Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Premières assises des produits de la mer et de la pêche

Premières assises des produits de la mer et de la pêche

Dernière mise à jour le jeudi 24 juin 2010

Ouest-France.fr - Mercredi 23 Juin 2010



Premières assises des produits de la mer et de la pêche

80 000 emplois, un peu plus d’un milliard de chiffre d’affaires, la filière pêche et produits de la mer pèse lourd dans l’économie littorale. Au cours des premières Assises de la pêche et des produits de la mer, organisées par l’hebdomadaire Le Marin et la revue Produits de la mer, 270 représentants des différentes professions qui constituent la chaîne qui mène le poisson du bateau jusqu’à l’assiette du consommateur ont débattu de son avenir mercredi à Paris.

Les pêcheries peinent

Paradoxe, alors que les Français consomment de plus en plus de produits de la mer (34,5 kg par personne et par an), les pêcheries n’arrivent pas à commercialiser correctement leurs productions.

Exemple : alors que la campagne à la langoustine est au mieux de sa forme, en partie grâce à la bonne gestion menée par les pêcheurs depuis plusieurs années, elle ne trouve pas son marché. Problème d’organisation sans doute, mais aussi manque de réactivité de l’ensemble d’une filière où l’individualisme est la règle depuis des décennies. Comme au foot, on a du mal à jouer collectif.

Pourtant, « il n’y aura pas d’avenir pour la filière sans une organisation plus structurée », a pointé Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche.

Aujourd’hui, la pêcherie française ne fournit plus que 15 % de la consommation nationale. Cette part belle aux importations « n’est pas une fatalité », estime le ministre. Il invite, avec fermeté, les professionnels à se regrouper en interprofession « avant la fin 2010. Pour valoriser les produits de la mer, une cohésion entre les acteurs est nécessaire. » Personne ne le contredit, mais le puzzle ne sera pas facile à constituer.

Une marque commune

Réduite de moitié en vingt ans au fil des réformes européennes, la pêche française n’est pas au mieux de sa forme. Elle n’est pas moribonde pour autant. Souvent pointés comme des pilleurs d’océans, les pêcheurs français acceptent de se remettre en question et pratiquent de plus en plus des pêches dites douces. Pour mettre en avant ces efforts, France filière pêche vient d’être mise sur pied. Son rôle, être l’interlocuteur de tous les opérateurs et créer une marque commune à l’exemple des Norvégiens qui ont multiplié leurs ventes par 4,5 en 20 ans sous l’appellation « Norge ».

Pêche durable

Ces premières assises, mises sur pied au moment où se discute la loi de modernisation de la pêche à l’Assemblée nationale et se prépare la réforme de la politique commune des pêches à Bruxelles, ont fait la démonstration d’une filière « volontariste » et bien décidée à défendre ses valeurs. Elle réclame que l’Europe intègre un volet social à sa politique des pêches. Tous les intervenants sont d’accord pour promouvoir « une pêche française durable et équitable » face à un marché international qui s’embarrasse assez peu de ce genre de préoccupations.

Jean-Pierre BUISSON.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP