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Premières huîtres « R » à Vannes

Dernière mise à jour le mardi 5 octobre 2010

Article paru sur le site "Ouest-France.fr" - Vendredi 1er Octobre 2010
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Premières huîtres « R » à Vannes

Sur les stands des écloseries du salon de Vannes, apparaissent les premières triploïdes Résistantes d’Ifremer.

Elles tiennent sur le bout du petit doigt. Les huîtres stériles, dites résistantes, élaborées par Ifremer et les écloseurs, ont fait leur apparition au salon de l’ostréiculture de Vannes. Le chiffre d’un milliard de naissains avait été annoncé. « Nous n’atteindrons sans doute pas ce chiffre », indique le Vendéen Stéphane Angéri, directeur de Vendée Naissain. « Chez France Naissain, nous allons en produire 250 millions. Au total, les écloseries devraient fournir entre 800 et 900 millions. »

Les naissains sont commercialisés sous deux tailles. La T4, la plus minuscule et la T6. La première est vendue 6 € les mille. « C’est un prix unique national. Pour les T6, chaque écloserie fixe son prix », poursuit Stéphane Angéri. La fourchette varie de 7 € à 11 € les mille. L’introduction de ces naissains ne fait pas l’unanimité. Présente sur le salon vannetais, l’association Ostréiculteurs traditionnels affichait son désaccord sur une grande banderole. La surmortalité a eu aussi des conséquences sur le prix des autres naissains. « Ils ont augmenté de 15 % à 50 % selon les tailles. »

Parallèlement, la société Sélection française de l’huître, présidée par Stéphane Angéri, qui regroupe quatre écloseries (Vendée Naissain, Satmar, France turbo et Sodabo), tente depuis 2009 et à ses frais, une sélection naturelle. « Nous effectuons des croisements pour produire 480 familles d’huîtres que nous soumettons aux mortalités pendant deux étés. En 2012, nous devrions pouvoir effectuer une réelle sélection des moins fragiles. Nous espérons pouvoir les commercialiser en 2014-2015. » Une mise sur le marché des moins affectées par la mortalité pourrait être tentée dès la première sélection en 2013. En Charente-Maritime, la société Génocéan tente aussi de dénicher la perle rare qui regarnira les parcs.

Jean-Pierre BUISSON.



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