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Premiers résultats d’Esonet, réseau d’observation de la mer en temps réel

Dernière mise à jour le mardi 21 décembre 2010

Article paru sur le site "Romandie News" - Mercredi 15 Décembre 2010
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Premiers résultats d’Esonet, réseau d’observation de la mer en temps réel

MARSEILLE - L’Ifremer a présenté mercredi à Marseille les premiers résultats du programme européen Esonet, qui vise à l’implantation dans les prochaines années sur douze sites sous-marins en Europe d’observatoires permanents placés au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel.

Ces "observatoires fond de mer", équipés d’instruments de mesure, permettront la collecte de données scientifiques sous-marines afin de prévenir les risques naturels et d’analyser les conséquences en mer du réchauffement climatique, selon l’Ifremer qui coordonne le projet Esonet (European sea observatory network of excellence).

"Nous avons besoin d’instruments de mesure dans l’eau sur de longues périodes, notamment pour étudier l’impact des changements climatiques, ce que ne permettent pas les missions temporaires en bateaux", a expliqué à la presse Ingrid Puillat, coordinatrice adjointe du projet qui facilitera à terme l’harmonisation et le partage des données scientifiques au niveau européen.

"Un observatoire fond de mer permet également d’avoir plusieurs instruments de collecte pour des disciplines différentes", a-t-elle ajouté.

Réunis à Marseille pendant trois jours, une centaine de scientifiques européens associés à Esonet devaient échanger jusqu’à jeudi sur les résultats de travaux préparatoires en vue de l’installation d’observatoires sur des sites sous-marins sensibles, tels que les failles sismiques.

Onze sites hauturiers et un site côtier ont été d’ores et déjà répertoriés dans les eaux européennes, en océan Arctique, en mer Noire et au large de la Turquie.

Selon Louis Geli, géophysicien à l’Ifremer, les analyses préliminaires dans la mer de Marmara en vue de la création d’un observatoire permanent pour surveiller l’activité sismique au sud d’Istanbul, ont donné des "résultats très prometteurs".

Michel André, chercheur à l’université de Catalogne (Espagne), a évoqué un champ de recherches "considérable", grâce aux observatoires permanents, sur la pollution sonore engendrée par l’activité humaine (transport maritime, parcs éoliens, etc.) et ses conséquences sur la vie marine.

Le programme Esonet, financé par l’Union européenne, réunit 13 pays européens et la Turquie. Quelque 300 chercheurs et ingénieurs sont associés à ses travaux.



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