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Quel avenir pour les aires marines protégées ?

Dernière mise à jour le lundi 24 janvier 2011

Article paru sur le site "France-Antilles" - Mardi 18 Janvier 2011
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Quel avenir pour les aires marines protégées ?

A l’initiative du Parc national, une centaine de spécialistes de la Caraïbe va se réunir lors d’un colloque en Guadeloupe pour plancher sur la gestion des aires marines protégées.

Depuis des années, la Guadeloupe a pris conscience de protéger son patrimoine naturel, et notamment marin. D’année en année, la surface de nos aires marines protégées ne cesse de s’élargir. Derniers exemples en date, l’entrée, en 2009, dans la zone de cœur de Parc, des îlets Pigeon, Kahouanne et Tête à l’Anglais, entrée qui a valu au Parc national de la Guadeloupe d’intégrer officiellement le réseau des aires marines protégées.

Mais protéger ne signifie pas mettre sous globe. Comment concilier la préservation de ces espaces avec les impératifs socio-économiques ? Comment protéger tout en acceptant une certaine fréquentation touristique ? Comment tenter une réintroduction d’espèces sans pour autant sanctuariser totalement un secteur ? Quotidiennement, les gestionnaires d’aires marines protégées, et singulièrement ceux de la Caraïbe — qui abrite plusieurs dizaines de ces espaces — sont confrontés à des problématiques de ce type et mettent en œuvre des réponses originales.

Un rôle majeur à jouer
Les problématiques sont communes ? Pourquoi ne pas échanger les expériences ? C’est l’idée qui a présidé à l’organisation, par le Parc national (*), du premier colloque sur les aires marines protégées de la Caraïbe, qui se tiendra au Gosier du 24 au 27 janvier. « L’objectif de cette rencontre, confie Ferdy Louisy, président du Parc, c’est de traiter l’actualité touchant les aires marines protégées de la Caraïbe et de trouver ensemble des réponses sur des problématiques aussi diverses que l’approche socio-économique, la gestion de la pêche et du tourisme, ou encore, la conservation du lamantin dans les Antilles. »

Cet événement, bien évidemment, va également permettre d’impliquer le Parc dans le réseau caribéen dans sa nouvelle dimension d’aire marine protégée. Il a forcément un rôle majeur à jouer, ne serait-ce qu’en raison des engagements de la France envers les objectifs de conservation de la biodiversité des océans : la Guadeloupe se doit de relever le défi de l’action en faveur de la sauvegarde du littoral et des écosystèmes marins.

(*)Le colloque est organisé par le Parc national, le centre d’activité régional du protocole SPAW et l’Agence nationale des aires marines protégées.

(photo) Ferdy Louisy, président du Parc national, est également vice-président de l’agence des aires marines protégées.Ferdy Louisy, président du Parc national, est également vice-président de l’agence des aires marines protégées.

Des milliers d’hectares de réserve marine
L’archipel Guadeloupe abrite plusieurs aires protégées marines. La réserve naturelle du Grand cul-de-sac marin, à elle seule, s’étend sur plus de 3 600 ha , dont 2 085 en milieu marin. Il faut y ajouter les réserves naturelles de Petite-Terre, de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin, ainsi que les zones des Îlets Pigeon, Kahouanne et Tête à l’Anglais. Par ailleurs, l’intégralité du Grand cul-de-sac est inscrite sur la liste des « zones humides d’importance internationale » et, à ce titre, protégée par la convention de Ramsar.



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