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Stockage du CO2 dans l’océan

Dernière mise à jour le mardi 19 février 2013

Article paru sur le site "Portail de la science"
- 14 février 2013
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De nouvelles données à prendre en compte dans les modèles de prévision du changement climatique

L’océan est le principal réservoir qui modère l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère, facteur principal du réchauffement climatique. La compréhension des mécanismes à l’origine du stockage du CO2 dans l’océan est donc essentielle pour mieux prévoir l’évolution du climat. La revue Nature Geoscience publie cette semaine les résultats1 des travaux menés par une équipe de chercheurs franco-espagnole (CNRS, Ifremer2et Instituto de Investigaciones Marinas, CSIC3). Ceux-ci ont mis en évidence le lien entre le ralentissement du « tapis roulant » océanique, qui transporte en surface les eaux chaudes vers les hautes latitudes et en profondeur les eaux froides vers le sud, et la réduction de l’absorption du carbone anthropique dans l’Atlantique nord entre 1997 et 2006.
Le tapis roulant océanique : le maillon manquant
Aujourd’hui, environ un quart du CO2 émis par l’homme est absorbé par l’océan, et l’Atlantique Nord constitue un des principaux réservoirs de CO2 anthropique. Le puits océanique de carbone s’explique par l’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère (due aux activités humaines) qui favorise ainsi la dissolution du CO2 dans l’eau. De plus, le tapis roulant océanique contribue à enfouir le CO2 anthropique en profondeur dans l’Atlantique Nord.

L’absorption du CO2 atmosphérique a diminué rapidement entre 1990 et 2006 dans la zone subpolaire de l’Atlantique nord. De nombreux travaux l’ont déjà montré : des modèles numériques et des observations ont ainsi mis en évidence l’influence des forçages atmosphériques sur cette diminution.
Cette réduction a aussi coïncidé avec un ralentissement du « tapis roulant » océanique, appelé circulation atlantique méridienne par les scientifiques. L’équipe franco-espagnole de chercheurs s’est intéressée à ce facteur, et, grâce à des observations en mer, a pu prouver que le ralentissement du tapis roulant océanique réduit la capacité naturelle de l’Atlantique subpolaire à piéger le CO2 atmosphérique dans l’océan.

Le ralentissement du tapis roulant océanique observé au début des années 2000 fait partie d’une variabilité dont les cycles durent de une à plusieurs dizaines d’années. Cet élément peut être considéré comme le "maillon manquant" dans la compréhension du ralentissement du stockage du CO2 atmosphérique. Il faudra à l’avenir le prendre davantage en compte dans les modèles de prévisions du changement climatique.
Des données issues de campagnes en mer
Ces travaux ont été menés dans le cadre des programmes internationaux OVIDE4, ATARINA5 et CARBOCHANGE6 qui ont permis la réalisation de campagnes transocéaniques répétées d’observation de l’océan. Celles-ci ont permis aux scientifiques de déterminer les changements de circulation et du transport du CO2, et ainsi d’évaluer le bilan de CO2 dans l’Atlantique nord à partir de son accumulation et de son transport par les courants.
Circulation schématique et taux d’accumulation moyen du CO2 anthropique dans l’Océan Atlantique Nord en molC par m2 et par an (couleur).

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