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Une balise toulousaine à l’assaut du continent de plastique

Dernière mise à jour le mardi 30 avril 2013

Article paru
sur le site "La dépêche" - 29 Avril 2013
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Une expédition va partir fin mai à l’assaut du « 7e continent », une gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l’océan Pacifique. Un capteur réalisé par des élèves ingénieurs toulousains et le Cnes.

Le réchauffement climatique, la fonte de la banquise ou l’élévation du niveau de la mer sont désormais bien connus du grand public. Ce dernier va découvrir une autre conséquence environnementale de l’inconscience des hommes à la faveur d’une expédition scientifique impliquant des Toulousains, qui va partir fin mai à l’assaut du « 7e continent ». Derrière cette expression se cache une gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l’océan Pacifique. Rassemblés par les courants marins en un immense vortex appelé « gyre », ces déchets forment un « continent » grand comme six fois la France !

Un an après une première tentative, une expédition va repartir le 20 mai de San Diego, en Californie, pour mieux cerner les conséquences dramatiques de ces plastiques sur l’eau et la faune. À l’origine de cette aventure, Patrick Deixonne, un explorateur guyanais de 48 ans, qui a découvert le « continent » en 2009 lors de sa participation à la course en solitaire à l’aviron Rames-Guyane. Revenu à terre, cet ancien sapeur-pompier au centre spatial de Kourou et membre de la Société des explorateurs français, se documente et s’aperçoit que le « continent », découvert fortuitement par un océanographe américain, Charles Moore, en 1997, n’est pas cartographié car difficilement détectable par les satellites. Dès lors, Patrick Deixonne ambitionne d’étudier l’impact de cette « soupe » de plastiques et mobilise des partenaires.

Parmi ceux-ci le Centre national d’études spatiales (Cnes) mais aussi des élèves ingénieurs de l’Institut Catholique d’Arts et Métiers (ICAM) de Toulouse.
Cinq bouées au total

Ces derniers ont réalisé une bouée dérivante qui sera larguée, avec quatre autres, par Patrick Deixonne au cours de son périple. À l’intérieur de la balise toulousaine baptisée Gyroplastic, différents capteurs vont mesurer les paramètres de l’environnement : température, luminosité, fluorescence, salinité. Dans un second temps, les élèves-ingénieurs toulousains vont développer un capteur qui sera capable de différencier les microdéchets plastiques collectés du plancton, afin de pouvoir déterminer ensuite la concentration de plastiques dans la zone.

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