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Une expédition à la découverte des grands fonds marins

Dernière mise à jour le jeudi 23 janvier 2014

Article paru
sur le site "Le Figaro" - 13 Janvier 2014
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On appelle cela des fumeurs noirs… Des sources hydrothermales qui surgissent dans les profondeurs des océans à la jonction des grandes plaques océaniques, chauffées par les entrailles de la Terre avec des températures pouvant aller jusqu’à 400 °C. Les cheminées d’eaux chaudes ainsi formées peuvent mesurer jusqu’à 20 mètres. Tout autour vit une faune qui a su parfaitement s’acclimater aux rejets de méthane, d’hydrogène sulfuré ou encore de monoxyde de carbone.

Quelle est cette faune ? Comment s’est-elle adaptée ? Comment se reproduit-elle ? Quel est son habitat ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles une trentaine de chercheurs, dont une majorité vient de l’Ifremer (19), les autres étant issus de l’université Pierre-et-Marie-Curie et du Muséum national d’histoire naturelle, vont tenter de répondre. Le bateau amiral de l’Ifremer, le Pourquoi pas ?, vient donc de partir en campagne pour 33 jours au nord-est des côtes de la Guadeloupe, presque à mi-chemin des îles Canaries, afin de se positionner au-dessus de la dorsale médio-atlantique où l’on trouve plusieurs de ces mini-volcans. Les chercheurs vont s’intéresser à deux sites où les premières observations ont été effectuées, respectivement il y a dix et vingt ans.
Beaucoup d’inconnues

La mission a été baptisée « Bicose » (pour biodiversité interactions connectivité et symbioses en milieux extrêmes). Le robot Victor 6 000 effectuera des plongées jusqu’à 3 000 ou 3 500 mètres de profondeur où l’on trouve des crabes, des moules, des galatées mais également une crevette nommée Rimicaris exoculata.« C’est un des crustacés hydrothermaux les plus étudiés », souligne Marie-Anne Cambon-Bonavita, chef de la mission Bicose. Mais il reste encore beaucoup d’inconnues. Cette crevette qui mesure un peu plus de 5 centimètres à l’âge adulte grouille autour des sources, là où eaux froides et chaudes se mélangent. « On peut en compter jusqu’à 3 000 par m2 », souligne la scientifique.

De quoi se nourrit-elle ? Dans ces grands fonds où règnent les ténèbres, il n’y a pas de lumière et donc pas de végétaux qui puissent apporter par la photosynthèse une production primaire. « En fait, des bactéries se sont développées grâce à l’énergie chimique des éléments contenus dans les fluides hydrothermaux, raconte encore Marie-Anne Cambon-Bonavita. Abritées sous la carapace des crevettes, elles lui fournissent ainsi directement des composés nutritifs, c’est de la chimiosynthèse. ».

La mission Bicose affiche également d’autres objectifs, à commencer par une cartographie des grands fonds qui devrait être établie en plusieurs endroits sur des carrés de 5 par 5 km ainsi qu’une évaluation de la ressource minérale.

« Alors que l’océan occupe 71 % de la surface du globe, il reste l’un des espaces les moins bien connus de la planète, insiste Marie-Anne Cambon-Bonavita. C’est particulièrement vrai pour l’océan profond, très difficilement accessible. » Or il serait dommage de ne pas avoir inventorié cette biodiversité et de passer à côté de découvertes éventuellement prometteuses, pour la santé notamment, sans oublier l’inventaire tout aussi nécessaire de l’extraordinaire richesse minérale et énergétique qui gît au fond des mers.
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